Vacances ratées

Début septembre, appel au Club Med pour connaitre les conditions sanitaires en Sicile.

La condition que nous nous sommes fixée pour y aller : pas de masque. Réponse du service client du Club Med : "pas de souci, le masque c'est uniquement au bar et dans les restaurants. Prenez ce séjour, il n'y presque plus de place, il n'y aura pas de problème."

Nous prenons donc ce séjour, poussés à l'achat, en toute confiance.

17 septembre : nous faisons un test antigénique pour être en règle, en plus de notre pass sanitaire.

18 septembre : levé à 4 h 00, décollage à 7 h 30, à l'heure. Arrivé à 10 h 00 à Catane.

Première surprise : test antigénique pour tout l'avion. Nous nous retrouvons donc à plus de 250 entassés dans une file d'attente, puis dans un espace pour attendre notre tour et enfin tous ensemble dans une salle, manifestement trop petite, pour obtenir les résultats. Détail : l'opérateur m'a défoncé la narine gauche, 2 jours de douleur.

Test négatif pour les deux.

2 h 00 de transfert et arrivée au Club Med Kamarina.

Deuxième surprise, mauvaise : le chef du village commence son discours par : "Le masque, c'est partout et tout le temps."

Nous discutons avec Hugo, un GO sport, à qui nous exprimons notre surprise, il nous confirme que c'est comme ça et qu'il est même interdit de danser lors des soirées, entre autres.

Nous accusons le coup et nous dirigeons vers notre hébergement décontenancés par ce changement de règle.

Nous allons déjeuner vers 14 h 30, défaisons nos valises et filons à la plage, un bon bain et un volley occupe notre après-midi.

Retour de la plage. Nous voyons débarquer 2 agents des douanes qui déambulent dans le club. Nous allons voir Hugo : "Nous sommes contrôlés très régulièrement. Il ne laisse rien passer". Moment d'angoisse.

Nous nous préparons pour l'apéro. Il fait une chaleur de bête avec un taux d'humidité très élevé. Le port du masque est juste insupportable, il est trempé au bout de 10 minutes.

Je décide d'aller chercher un verre pour l'apéro. Troisième surprise : les clients du bar sont tous en file indienne sur plus de 20 mètres. Je comprends : tout va être comme ça. Des files d'attente interminables au bar, au resto (ou l'on ne peut pas servir soi-même, ce qui est compréhensible, mais qui allonge les temps de déjeuner.)

Je file à l'accueil où j'exprime fortement mon mécontentement.

-        - "Le Club Med nous a vendu le séjour sans masque partout et tout le temps. Vous nous avez menti pour le vendre."

-        - "C'est le call-center, ce n'est pas nous."

-        -"Si c'est vous, ce sont VOS collègues qui disent n'importe quoi. Je me fous de savoir si c'est un pauvre employé perdu au fin fond du Maroc dans une salle sordide, c'est la parole du Club Med que nous avons écoutée. C'est la responsabilité du Club de donner les bonnes informations quelque soit le service qui répond."

J'exige que nous soyons rapatriés rapidement, le séjour ne correspondant pas au contrat que nous avons passé. Je file me coucher, il est 20 h 00, totalement découragé par ce qui se passe.

Le réveil est compliqué. Nous prenons un petit-déj et retournons à l'accueil. Entre-temps, nous croisons le chef adjoint du village à qui nous exprimons notre mécontentement. Il ne répond pas, ne peut répondre.

Nous sommes reçus à l'arrière de la réception pour décider du vol retour que nous allons prendre. Autant dire qu'un vol comme ça, ça coûte un bras. Plus de 500 € pour deux sur Easyjet (en plus).

Je n'avais pas mon masque à ce moment-là. Un GO s'approche de moi avec un grand sourire… et une boite de masques. Il a bien évidemment été reçu comme il se doit : "Vraiment ? Vous êtes sérieux ? Ce n'est vraiment pas le moment, vraiment !!!"

Nous faisons nos valises et prenons le bus pour Catane le cœur gros.

Arrivés à l'aéroport, à l'enregistrement, nous apprenons que l'un des deux billets est surbooké et qu'il est probable que nous ne puissions pas partir ensemble.

Je disjoncte, je crois avoir fait peur à l'hôtesse d'enregistrement. "Ne faites pas ça ! Ne faites pas ça !!!" Je m'éloigne pour me calmer quelques instants et je reviens. La situation est toujours la même, nous ne partirons pas ensemble.

Je m'énerve une nouvelle fois. Un voile noir passe devant mes yeux et je m'effondre. Je fais un malaise. Je me réveille le pantalon détaché, la chemise grande ouverte avec deux infirmiers au-dessus de moi. Après de longues minutes, je me relève.

Nous nous dirigeons vers l'embarquement, je monte seul dans l'avion, mon mari reste sur place en espérant qu'un voyageur ne vienne pas.

J'arrive dans l'avion, le masque sous le nez. L'hôte de l'air me voit et me demande de remonter mon masque. Je lui explique que je viens de faire un malaise et que j'ai besoin d'air. Sa réponse me cloue littéralement : "Vous n'êtes peut-être pas en état de voyager. Vous allez devoir descendre." J'obéis. Depuis quand les hôtes de l'air sont-ils médecins ?

Je m'installe dans l'avion épuisé physiquement et psychologiquement. Au bout de très longues et interminables minutes, je vois mon mari arrivé dans l'avion. Ouf.

Pendant tout le vol, l'hôte de l'air zélé n'a cessé de me surveiller. Le pouvoir donne des ailes qui finiront par fondre au soleil. J'ai rapidement oublié ce regard inquisiteur en regardant "Les noces funèbres".

Nous arrivons à Roissy et prenons un taxi. Bonne surprise : Paris est fermé à la circulation jusqu'à 19 h 00. Nous mettons plus d'une heure et demie pour rentrer. Merci Foldingo de déplacer les bouchons en banlieue.

Arrivés à la maison, première chose : lancer les remboursements.

L'avion de retour : impossible de se faire rembourser, c'est écrit dans les conditions générales de ventes nous explique le call center. Nous avons cherché partout : information impossible à trouver.

Le séjour : remboursement fortement compromis. Selon le Club Med, nous savions que c'était comme ça. Nous insistons sur la vente forcée avec fausses informations. Nous attendons des informations.

Voici donc des vacances totalement ratées à cause d'un mensonge manifeste du service client dans le seul but de vendre.

Client depuis plus de 15 ans du Club, dont 7 à Kamarina, voilà comment ce club traite ses clients fidèles.

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